La question n’est pas de savoir comment mais pourquoi est-il premier sur Google

dans Réussir sur le Web

Quand on se jette à corps perdu dans le référencement de son site, le premier des réflexes est d’aller voir la concurrence, de chercher les trucs qui font qu’ils sont premiers sur sa requête.

Title, H1, meta, mots-clés, backlinks… On passe tout à la loupe. On se dit, bon… le mec a fait ça, a dépensé tant en bl, je sais ce qu’il me reste à faire…. C’est des conneries. C’est se positionner comme l’idiot qui mate le doigt pointant vers la lune.

Il ne faut pas chercher le comment mais le pourquoi !

C’est un état d’esprit qu’il faut changer, aller au delà des apparences. Beaucoup se disent « je pige pas, le mec a pas beaucoup de bl, un site tout pourri mais pourtant il ranke comme un ouf… »

On observe son contenu, repère les fautes, la pauvreté de celui-ci, et on chiale comme une taupe en colère.

Le point capital : l’user trustrank.

Je ne sais pas si j’invente ce mot, on s’en fout, vous m’avez compris.

L’expérience utilisateur a un effet capital dans le classement. Le site a beau être dégueu, il peut correspondre à un profil d’utilisateur.

Exemple : Le site est super moche, pas responsive avec une ux des années 90… Ok ?

Admettons que ce site vendent des objets pour des personnes d’une certaine catégorie d’âge, les plus de 50 ans. Et bien, ce coté moche va avoir un coté rassurant auprès des visiteurs intéressés par les produits. Un site sombre, ne bousillera pas leurs yeux, quelques produits seront mis en avant sur la page d’accueil, un qui sommes-nous succinct et un gros logo bancaire, une adresse et un numéro de téléphone en gros au milieu de la page auront fini de rassurer les acheteurs.

Le taux de rebond ne sera pas élevé, et donc Google privilégiera ce site. L’expérience utilisateur est capitale pour bien ranker. Pas la votre ! Celle de la cible !

Continuez à foutre des pop up de fidélisation partout, vous pensez que ça marche ? Tant mieux continuez ! Alors oui, vous récupérerez plus de mails, mais vous perdrez d’un autre coté, ranking, conversion ou tout simplement interactions avec les visiteurs…. Peut-être moins de mails de renseignement par exemple… Plus vous offrez des outils pour éviter toute communication humaine, plus vous vous tirez une balle dans le pied.

Pareil pour le tchat intégré… Le truc auquel, vous ne répondez qu’en le testant avec des potes. C’est la même. Bref !

Hum…. Autre chose…

Parlons du silo sémantique, vous savez le truc qui vous dit de créer des sites à l’intérieur du site lui-même… L’idée est bonne, en fait elle n’est pas bonne, elle est juste logique. Ok.

Du coup, là certains se sont dit  » Putain, faut que je vire tous les liens internes hors sujets! » Résultat : des landing pages aussi pauvres qu’un alcoolique avec un flacon d’eau de Cologne. On vire la sidebar, minimalise le top menu… Et on chiale… Donc on fait des backlinks… En gros, on dépense son oseille.

Un moteur de recherche, ce n’est pas Wall-e, il se dit : le site avait tant de liens internes sur les pages, maintenant, il y en a moins. Point. Il ne va pas recalculer comme un ouf votre sémantique optimisée. Il va juste voir que les pages se sont appauvries. Il faut donc créer un maximum de pages (réfléchies), et les linker dans les endroits où apparaissaient les liens hors sujet. On compense, on ne réduit pas. Et par la même, on donne à l’utilisateur la possibilité de surfer sur le site avec plusieurs propositions.

CDiscount et consorts cartonnent. Regardez, le nombre de liens internes sur les pages… Ok, y’a du backlinks en masse, mais si vous vous référez à ça, vous pouvez arrêter votre projet.

Je ne parle pas uniquement de SEO mais d’expérience utilisateur. Moins vous avez de liens internes sur les pages, plus le visiteur se casse vite. Rajouter une blinde de contenu textuel arrangera peut-être le calcul de l’algo mais fera fuir l’utilisateur, donc effet zero.

Le « comment ? » est à exclure

  1. Pour ne pas se lancer dans des sortes de clones foirés.
  2. Pour ne pas perdre son identité.
  3. Parce que ce qui marche chez les autres, ne fonctionnera peut-être pas chez vous.

Le « pourquoi ? » est à privilégier

  1. Car il permet de se remettre en question.
  2. Car il permet de mieux connaitre sa cible.
  3. Car il permet de penser à faire mieux.

Désolé pour le ton à chaque fois, j’écris comme je parle quand je fais mes articles.

Comment ose-t-il ?

ou

Pourquoi ose-t-il ?

Vous voyez ça change tout.

 

 

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8 Comments

  1. Quel article plein de bon sens. Bravo et merci.
    Les optimisations et le côté backlinks permettent a mon avis de se hisser en seconde ou première page. Mais c’est bien l’expérience utilisateur qui va attribuer la première position.

    Des utilisateurs qui reviennent, un CTR qui grimpe, une marque régulièrement tapée sont probablement des signaux que Google utilise pour mesurer la popularité et déterminer le ranking.

    Après les critères onsite et offsite, l’expérience utilisateur ne doit jamais être négligée.

    • Moche pour nous, hein ^^
      Je pense qu’au delà, de « ce que recherche le surfer Internet », il faut se focaliser sur ses goûts. Beau ne veut pas dire vendeur et peut impressionner. Ahhhh la psychologie !

  2. J’ai bien cru que tu m’avais piqué un article 😉

    Super contenu, on parle d’humain, même si la machine contrôle, c’est bien l’humain qui est le seul juge de la pertinence des résultats qu’il lit.

    Adaptation, compréhension, humilité, le tiercé gagnant d’une bonne popularité et d’un projet réussi !

    • Ah non, j’ai pas vu ton article mais si on partage la même passion, on monte le même bourrin.

      C’est ça… Le tiercé gagnant est un pari humain.

  3. Il y a de petites phrases qui font parfois tilt. Il y en a une que j’aime bien qui dit que « l’on commence à faire du marketing quand on arrête d’imaginer ce que pensent les gens ». Les sites moches, les questions d’UX, l’impression de qualité et la satisfaction de l’utilisateur, ça ne se base pas sur des titles ou des Hx. Les tests et la compréhension du client/internaute par contre, ça marche lorsque c’est fait avec humilité et statistiques.

    • Exact et puis on a pas le choix. Sinon, c’est la course au bls soumise à une totale dépendance des filtres. C’est à partir du moment où je ne me suis plus autant intéressé au ref pur, que j’ai pu pérenniser mes positions. Je ne dis pas ranker, mais rester en place.

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