Je teste : Le bon café

On y est ! Il faut que je vous parle du café, et pas de n’importe lequel : du bon café. Cette boisson chaude dégustée lentement au coin du feu ou en fin de soirée ou pris à la va vite entre deux machines à café, est véritablement l’accompagnatrice indispensable des travailleurs acharnés et des personnes souhaitant un bon coup de fouet le matin. Avant d’entamer cet article, installez vous comme au pied d’un arbre, tranquille ou avec votre dose de caféine

Le café, un effet laxatif inégalé

La café est aussi, l’émancipateur intestinal. Oui, sans lui, la petite pause wc du matin serait décalée à l’après midi et la journée ne commencerait pas sous les meilleurs auspices. Vous voyez, j’adore la poésie et commencer par une figure poétique qui parle à tout le monde était pour moi le meilleur moyen de commencer cet article. Baudelaire, Verlaine, Musset sont bien loin, mais l’ami Bukoswki comprendrait aisément ce dont je parle… Pas vrai Hank ?

Bukowski adorait le café mais un peu plus la bière...

 

Ah Bukowski… Il était sans égal pour expliquer la brusquerie de la vie. La fulgurance de l’instant poétisé. Certains le voyaient comme un être vulgaire, un grossier personnage… Mais je me rappelle un passage d’une de ses nouvelles où il expliquait, que malgré tous ses problèmes liés à l’enfance, en particulier avec son père,  que malgré avoir choisi des femmes lui reprochant d’être le problème qu’elles avaient pourtant toujours eu sans lui… Que malgré tout ça, en arrivant dans un café américain, la gentillesse d’une grosse serveuse lui servant le café sans mot dire, était rafraichissant comme un vent frais et sauvage. Il se sentait chez lui, comme à la maison, une maison où le bon café rimait avec la liberté. Loin des autres.

C’était l’époque où la machine à café n’existait pas

A cette époque, pour boire un bon café expresso, il fallait se déplacer au bar du coin entre les poivrots et les hommes pressés. Un bouillon de culture où le thé n’avait pas encore son mot à dire, lui plutôt cantonné aux salons de thés plus bourgeois.

Dans cette course effrénée vers la vie vraie, il fallait que je vous parle de Jack Kerouac. Cet écrivain a essaimé toutes les routes des USA et a bu des litres de café dans plus de villes et de décors que l’on ne peut imaginer. De New York, à San Francisco, jusqu’au pays des amateurs de café, le Mexique et ses cafés plus robustes que le jus de chaussettes américain. Des cafés d’exception savourés entre Chiquita la danseuse assise sur les genoux d’Osvaldo le patron du bar, et une petite fille en robe sale invitant un chien à faire le beau en lui tendant un sucre en reculant.

Les 4 coins du monde dans une tasse à café

Nul besoin de faire le tour des continents, de chercher à savoir d’où vient le meilleur café. Parfois, une simple Senseo de Philips suffit, la pression de 1.5 bars de la cafetière n’a plus d’importance. Exit, les Dolce Gusto, la Melody 3, Nescafé, El gringo et Mamie Nova… Plus besoin de savoir la provenance du kawa quand les lèvres se posent sur une tasse ou sur un mug effrité que l’on a du mal à mettre au rebus. Hop, l’instant magique est là. Et plus rien n’a d’importance… Le monde entier tiens dans une tasse. Le monde se fige, caresse les rebords, s’exhale puis s’avale et tout est parfait.

La méthode pour faire un bon café

du bon café en grainPour faire un bon café avec une cafetière à piston, une machine expresso à grains ou un tout autre appareilMoulu… ou en dosette, avec filtre… Il suffit juste d’y mettre tout son cœur. Vous n’avez pas besoin de plus de conseils. C’est une préparation chaude qui se doit d’être vécue comme un rite initiatique invitant à une nouvelle journée ou à une nuit bien méritée… Là, est tout le secret de sa propre torréfaction. Un travail sur soi-même matérialisé par ce liquide noir aux arômes étrangers et pourtant si familiers.

Nous avons trop tendance à bâcler la préparation du café, nous ne surveillons pas la température de l’eau qui trop bouillante peut détruire les arômes. Prendre soin de se préparer un bon café, même si il n’est pas meilleur que les autres, est le secret : je bois peut-être un mauvais café, mais c’est moi qui l’ai fait. (même si celui-ci a été acheté en boutique).

Vous ne trouverez sans doute pas une grande utilité à cet article lambda. Et dans un sens, vous avez raison. Mais, le web n’est pas simplement une source de to do list, mais aussi un univers fait d’expériences, de claviers sales et d’un vieux fond de café qui traine dans une tasse.

(Ne me parlez pas d’une tige pour accompagner le café, j’ai arrêté de fumer il y a 4 mois).

 

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